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"Nos parents sont très fiers de nos parcours" : comme le ski avait ses sœurs Goitschel, le SU Agen a les Tregouet pour faire briller le rugby féminin
Si Aelig Tregouet a quitté le SU Agen pour vivre le haut niveau au Stade Toulousain, elle est restée très proche de l’équipe cadettes du Sporting où l’on retrouve ses deux sœurs, Alana et Anwen, qui rêvent de décrocher une place en finale du championnat de France.
Le monde change... Et les machos - il en reste encore quelques-uns - doivent reconnaître l'importance de plus en plus affirmée que ces dames prennent dans le rugby. Des lecteurs se souviendront que dans les années 60, les sœurs Christine et Marielle Goitschel régnaient sur le ski mondial. Aujourd'hui, le sport agenais, et plus particulièrement le rugby, connaît les sœurs Tregouet : Aelig, Alana et Anwen qui sont en train de donner une place à part à l'ovale féminin. Elles seront toutes les trois concernées par la demi-finale de samedi. Alana et Anwen sur le terrain, Aelig, désormais Toulousaine, dans les tribunes pour les encourager.
Atteinte par la limite d'âge, et Agen n'étant pas parvenu à créer une équipe senior digne de ce nom, cette dernière, comme Kiara Zago avant elle, a dû signer à Toulouse. Après quatre ans passés au SUA, elle suit désormais un cursus en Staps qui lui ouvrira les portes de l'enseignement. Le professionnalisme chez les féminines en étant encore à ses balbutiements. Par ailleurs, sur le terrain, Aelig Tregouet est internationale à XV (U21) et à VII (seniors), et a participé à la préparation du XV de France pour le Tournoi des VI Nations ainsi qu’à plusieurs Tournois avec le XV et le VII.

Trois talents bruts venus de Nérac
Alana, quant à elle, est en terminale au lycée De Baudre. À 17 ans, cette joueuse polyvalente effectue sa dernière saison avec les cadettes Élite. Trois ans qu'elle est Agenaise, mais en cas de réussite au baccalauréat, elle signera elle aussi à Toulouse. Elle est internationale à XV et à VII en moins de 18 ans.
Enfin, Anwen, la plus jeune (15 ans), surclassée comme l'ont été ses sœurs, a choisi de rester au collège à Nérac pour faire sa troisième. Cadette première année, elle n'a pas peur d'affronter des filles plus âgées, bien décidée à imiter ses sœurs. "Cette année, c'est un peu compliqué : il faut que je fasse beaucoup d'allers-retours. Heureusement que mon père se dévoue !"
"Nos parents aimeraient nous voir jouer ensemble"
Il faut dire que chez les Tregouet, le rugby est une tradition familiale. "Notre père s'occupe des jeunes de l'US Nérac, rappelle Aelig. Je me souviens l’avoir souvent suivi alors que rien n’était prévu pour les filles. Alana et Anwen ont fait de même. Je pense que nos parents sont très fiers de nos parcours et aimeraient nous voir évoluer toutes les trois ensemble. Ils font tout pour nous suivre et nous soutenir."
Si on leur demande comment elles se sentent au SU Agen, la réponse est unanime : "C'est beaucoup de travail, un bon environnement, les cadettes sont aidées par les dirigeants. Un seul regret : qu'il n’y ait pas d’équipe seniors au SUA, car on préfèrerait rester ici !" Encore l'unanimité...
article René Laffore
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