Si l’USN a pu coller aux basques des Cassipontins jusque dans les arrêts de jeu, elle le doit notamment aux cinq pénalités, dont quatre en première mi-temps (achevée sur le score de 10-12), de son n°15, dont la morphologie n’est pas étrangère à la puissance de son jeu au pied. 15 points qui font 19, si l’on ajoute deux transformations. Le même nombre que lors du 32e de final retour, début mai contre Saint-Palais, remporté 29-3. Deux exemples parmi tant d’autres de l’importance du vingtenaire (27 ans) dans les résultats et le parcours de son équipe.
Dans des matchs où je suis un peu moins en réussite, je suis bien content de le trouver »
« On a prouvé contre Bon-Encontre [34-18, NDLR] que si on garde les ballons, on peut aussi mettre le feu un peu partout », tient-il d’emblée à préciser, refusant de tirer la couverture à lui. Ce qui ne l’empêche pas d’apprécier ce rôle si particulier de buteur, où l’on peut rapidement passer de sauveur de l’équipe à responsable de la défaite. Un rôle qu’il a « toujours aimé ». Un rôle qu’il endosse avec gourmandise - et « à temps plein » - depuis son retour dans son club de cœur en 2022, après un passage par Floirac.

La première journée de Fédérale 3 a été marquée par la réunion des trois frères Tolot sous le maillot de Pont-du-Casse. Une passion familiale qui n’est pas un cas unique dans la division
« J’aime bien avoir cette responsabilité, reconnaît-il. Si je peux récompenser mes copains, je le fais. » Ce qui lui arrive très souvent, même s’il n’est pas infaillible. Dans ce cas-là, l’US Néracaise peut compter, depuis la saison dernière, sur son jeune demi de mêlée Louka Colladello. « Un gros passionné de but depuis qu’il est tout petit, dixit André Gareni. Dans des matchs où je suis un peu moins en réussite, je suis bien content de le trouver. Pour un buteur, ça fait beaucoup de bien. »
User, sans en abuser
Il assure ainsi ne pas avoir « trop de fierté là-dessus. Louka, du haut de ses 20 ans, reprend largement le rôle ». Comme face au RCBB, où il a assuré la relève avec deux transformations et deux pénalités. Les deux hommes s’entraînent d’ailleurs chaque semaine, ensemble. « Tous les samedis matin, on va buter. » Un atout indéniable pour l’USN. « Une grosse force », selon l’artilleur en chef. Mais qui peut aussi, parfois, se retourner contre eux.
« On s’est un peu trop reposé dessus la saison dernière, reconnaît-il. Contre Figeac [en 16e de finale], si on avait joué un peu plus à la main, peut-être que l’on serait en Fédérale 2 cette saison. » Devant au score sur l’ensemble des deux matchs (22-21 pour les Lotois, 25-21 pour les Néracais), les joueurs de Laurent Sousbie et Anthony Oliveira avaient pourtant été éliminés aux portes des huitièmes de finale, en raison du point de bonus offensif glané par leurs adversaires à l’aller (trois essais d’un côté, sept pénalités de l’autre).
User d’un point fort sans en abuser : une cruelle leçon que l’USN saura, à coup sûr, retenir en temps voulu.